Des prémices à l'achèvement de l'œuvre, la machine poétique se met lentement en place. Là où régnait le néant, s'élève désormais une stèle à la mémoire de ce passage effroyable sur Terre. Il reste le mystère et la satisfaction d'avoir sauvé quelque chose.

 

La poésie est un acte révolutionnaire et pourtant on se souvient du néant, ce néant qui passe comme un train emporte les voyageurs pour leur destination finale. Du dehors et du dedans, l'angoissant vide menace toutes tes constructions.

 

La poésie n'est pas un produit commercial. Elle n'est pas vendue en supermarché, elle est un bunker souterrain.

 

La poésie ne sera jamais un métier. Il n'y aura jamais de formation. Les revenus qu'elle peut engendrer ne font que l'entretenir elle-même. Dire vrai est le seul but de la poésie. Tout texte a sa jeunesse puis sa maturité. Comment peut-on être différent ?