Pour ma mort

 

Chaque jour est comme le premier d’une mort qui ne finit pas. Toutes ces longues années comme une marche inutile sur un chemin qui n’a pas de sens. Je suis mélancolique parce que cette courte existence que j’ai vécue est comme un soleil qui dans la nuit s’est éteint. Chaque jour je traîne mon corps avec tant de difficulté que ça en devient grotesque. L’absurde me monte à la tête.

 

Editions Poiêtês, 2006. 4 euros