La revue de Poésie Mot à Maux a connu six numéros de mars 2005 à Janvier 2007 en publiant une quarantaine d'auteurs connus ou moins connus du champ poétique contemporain. J'en fus le directeur, ce qui fut l'occasion de nombreuses rencontres et lectures. Les illustrateurs furent Patrick Guallino, David Tysman, Sébastien Ménard. La revue a connu un développement grâce à Internet et a trouvé sa place parmi les nombreuses publications périodiques que comptent notre pays et nos voisins étrangers. En complément, l'aventure se doubla d'un blog de la revue éponyme puis de NGC 581, blogs toujours consultables. Ce n'est que voyant la peinture prendre de l'importance pour moi et manquant de temps pour les deux activités, que je me résolus à clore la publication. Certains la regrettent mais sont conciliants, vue la difficulté de l'exercice. Moi-même je pense que la revue aurait pu grandir et s'imposer. J'en tire pourtant la leçon que prendre la parole aujourd'hui est possible et qu'il suffit d'un peu d'huile de coude pour défendre la poésie, les poètes. Véhiculer la pensée passe aussi par des actes de résistance. Si Mot à Maux fut en quelque sorte un échec, elle suscita tout de même un intérêt particulier. J'ai d'autant plus de respect pour les nombreuses revues qui travaillent encore que je sais que la tâche est compliquée mais indispensable. J'ai essayé un petit peu d'y participer.