Huiles : Les Sables d'Olonne

 

 

Le Kifanlo 33x46cm
Le Kifanlo 33x46cm
Le remblai 33x46cm
Le remblai 33x46cm
L'Exagone 38x45cm
L'Exagone 38x45cm

 

Alors que le "Kifanlo" est rentré au port, sur le remblai la foule défile le long de la plage. Au loin, derrière le casino, le port de pêche est immuable. Les passants marchent vers l'ouest, du sable sur les pieds et le sac en bandoulière. Un vent tiède vient du large. Pendant que certains s'amusent, les autres travaillent. Etre marin est un dur métier, mais c'est un peu la liberté. "De toutes façons, il n'y a plus de poisson", me disait-on !

 

 

L'Italiano 33x55cm
L'Italiano 33x55cm
L'Affiche 33x46cm
L'Affiche 33x46cm
Le Havana 33x45cm
Le Havana 33x45cm

 

Le but de la peinture pourrait être de communiquer une émotion. Ces trois restaurants ne font rien resurgir des sentiments qui ont été les miens. Plutôt il y a une absence, un vide qui s'exprime par l'absence de personnage. Le monde se contente d'être ce qu'il est, fuyant et immuable. L'esprit peut ne pas être présent au monde. La mélancolie guète.

 

 

Sur le port 33x46cm
Sur le port 33x46cm
Charcuterie 27x41cm
Charcuterie 27x41cm
Pago Pago 27x35cm huile/bois
Pago Pago 27x35cm huile/bois

 

Deux touristes, vus de dos, assis sur un banc, regardent vers les chantiers. L'eau est turquoise. Le ciel a le cafard. Que voient-ils réellement ? Je me contente d'observer la scène, extérieur à leur esprit, moi même contemplatif. J'essaie de deviner leurs pensées. Pouvoir du peintre que de s'extraire ainsi du réel. Toute peinture est représentation.

 

Mon goût pour les lieux déserts me rattrape rapidement. Je n'aime pas peindre le corps humain. Il est trop difficile de savoir ce qui se passe dans la tête des gens. Ici, je suis seul avec moi-même.

 

Vraisemblablement, des clients viendront ce soir au restaurant. Peut-être moi aussi serai-je à une table voisine. Mais mon esprit est ailleurs. Définitivement ailleurs.

 

LS 303246 27x41cm
LS 303246 27x41cm
La Santa Maria 33x46cm
La Santa Maria 33x46cm
Sortie du port 33x46cm
Sortie du port 33x46cm

 

La stabilité des bateaux de pêche m'attire. Tout semble si calme au port. Les fanions volent dans le vent. Les mouettes tournent autour des mâts. Sur le chenal, le "Kifanlo" s'en va au large. Cette ronde m'apaise. J'y trouve de la sérénité. Tout cela me vient de mon enfance. Et puis, la vie n'est-elle pas un éternel départ ?

 

Après-midi 24x35cm
L'escale d'Isaure
L'escale d'Isaure
Le jardin 36x48cm
Le jardin 36x48cm

 

Quand la foule devient trop pressante, j'aime penser à l'idée que je serai bientôt seul. J'ai beau être habitué à cet endroit, y avoir ma place, j'aime surtout me promener seul sur le port de Bourgenay. Et puis, quand la solitude devient trop présente, j'aime me recueillir dans le petit jardin. Là, il y a des fleurs, des chats, le potager, les figuiers... J'ai besoin de cette sérénité pour peindre, ou tout simplement pour réfléchir, me sentir bien et en paix.

 

La barque bleue 20x40cm
La barque bleue 20x40cm
Le Veillon 1 16x27cm
Le Veillon 1 16x27cm
Le Veillon 2 16x27cm
Le Veillon 2 16x27cm

 

Je n'ai pas envie de savoir ce qu'il y a ailleurs, je préfère être dans cet ailleurs. Indépendamment de ce qui se passe dans notre tête, le monde existe, il est là, à chaque instant, grouillant, rapide, sans fin. La barque bleue pourrait peut-être nous emmener vers cet ailleurs, nous déposer sur une île. Mais elle est là sur les pavés, à l'abandon. Les gens passent sans s'en apercevoir. Deux personnages énigmatiques.

 

Sur la plage, le ciel a de multiples couleurs selon la direction vers laquelle on tourne les yeux. La cabane est un bar à boissons sans alcool, on y vend glaces et beignets. Les dernières tempêtes hivernales ont modifié la dune. Les touristes pourront-ils quand même poser leur serviette sur le sable en été ?

 

Le phare 33x26cm
Le phare 33x26cm
Le gréement 33x26cm
Le gréement 33x26cm
Au port 35x27cm huile/bois
Au port 35x27cm huile/bois

 

Tout petit, j'ai vu la construction du port de Bourgenay. J'ai fait plusieurs versions de ce phare et je ne m'en lasse pas. Ici, c'est un peu le bout du monde. La plage du Veillon s'étend dans le lointain. Le gréement à la voile rouge vient du port de plaisance des Sables d'Olonne. Le bateau à la coque turquoise est de Bourgenay. Nous n'avons qu'une vie pour assimiler tout un monde. Nous sommes des éternels voyageurs. Vivre, c'est peut-être se confronter à des questions impossibles, c'est pouvoir aussi s'en extraire et les dépasser.

 

Bourgenay 35x27cm
Bourgenay 35x27cm
L'étoile filante II 35x27cm
L'étoile filante II 35x27cm
LS 707398 50x40cm
LS 707398 50x40cm

 

De la capitainerie, du port, on voit cet étrange tour. Est-ce un passage entre le continent et la mer qui s'ouvre à travers la nuit pour guider les navires ? Est-ce un fantôme dressé vers le sud ? Le port est protégé des fortes houles par d'immenses rochers. Au-delà, la mer est libre de toute agitation.

 

Ces fanions jaunes au vent sont de l'"Etoile filante". Personne ne peut attraper une étoile filante... Il n'y a que le peintre pour pouvoir en forger une représentation. C'est son métier, c'est sa peine à perpétuité. Le peintre cherche le beau, parce que c'est la seule chose qui puisse encore le faire tenir debout.

 

J'aime faire des gros plans sur les chalutiers qui sont pour moi un sujet obsessionnel. Celui-ci a la coque jaune-orange. Les pinceaux du peintre sont ses armes pour la vie.

 

L'Astrolabe 50x40cm
L'Astrolabe 50x40cm
Ombre et lumière 35x26cm
Ombre et lumière 35x26cm
Le pêcheur
Le pêcheur

 

Quels que soient les drames de la vie, le peintre a pour motivation d'embellir la réalité. Mes peintures ne sont pas de simples copies. Non plus, je ne suis pas artiste. Je tente une représentation fragile de la réalité. L'artiste travaille les sentiments et la représentation d'une même manière. Moi, peintre amateur, je me contente de ressentir une émotion. Parfois, il n'en ressort rien, ou de la douleur, d'autres fois la peinture a été le prétexte à cette émotion. Mes peintures sont tristes ou gaies, noires ou lumineuses, sombres ou colorées parce que je suis exactement de cet état. Il n'y a aucune recherche théorique dans ce que je peins. Je peins, tout simplement.

 

L'Horloge huile/carton
L'Horloge huile/carton
Le phare 2 huile/carton
Le phare 2 huile/carton
La porte verte huile/carton
La porte verte huile/carton

 

Le temps est ce qui nous sépare d'un au-delà éternel. J'ai traversé de sombres années, j'aurais pu ne pas me relever. Mais avec le temps... la douleur s'estompe. On n'oublie rien, non. Plutôt, certaines cases finissent par s'imbriquer entre elles. On rêve d'un Eden en sachant que c'est impossible. Les idoles s'effondrent, il ne reste qu'une statue continuellement refaite et réparée. Pouvoir ouvrir la dernière porte debout et le moins possible ereinté.